Le combat de remise en route qu’Israil Madrimov était censé disputer ne s’est pas déroulé comme prévu samedi soir.
Le troisième prétendant junior-moyens classé par The Ring est allé au bout des 10 rounds face à un énorme outsider, choisi par l’entourage de Madrimov dans l’espoir qu’il soit mis KO assez rapidement. Pour son premier combat en 11 mois,
Madrimov n’a une nouvelle fois pas ressemblé à l’ancien champion WBA des 154 livres,
celui qui avait offert à Terence Crawford peut-être le combat le plus difficile de sa carrière avant que ce dernier ne prenne sa retraite en tant que champion du monde dans cinq catégories. DraftKings avait fait de Madrimov un favori à 35 contre 1 face à un adversaire qui avait déjà été mis KO lors d’un combat chez les super-légers, même si cela ne s’est absolument pas ressenti sur le ring.
Le Salazar, peu puissant et plus lent, n’a infligé aucun dommage à Madrimov avec les coups qu’il a portés et a clairement perdu. Il a également encaissé la puissance de son adversaire sans problème pendant presque tout le combat de poids moyens que Madrimov a remporté par décision unanime,
dans le cadre de la sous-carte Raymond Muratalla-Andy Cruz au Fontainebleau de Las Vegas.Les juges Glenn Feldman, Chris Migliore et Don Trella ont tous donné le combat à Madrimov sur le même score très large de 99-91, mais le simple fait que leurs cartes aient été nécessaires pour départager les deux boxeurs a de quoi surprendre, pour le moins.
Madrimov (11-2-1, 7 KOs), qui a subi une coupure près de l’œil gauche au sixième round, a pilonné Salazar avec des droites qui ont fini par le faire vaciller dans la dernière minute. Salazar (20-2, 7 KOs) a suffisamment bien tenu et bougé pour aller jusqu’au coup de gong final.
Madrimov a confié à The Ring qu’il ne s’était entraîné que pendant cinq semaines pour affronter Salazar. Il a néanmoins insisté auprès de son promoteur, Matchroom Boxing, pour obtenir un combat avant que ce musulman pratiquant ne commence à observer le ramadan à la mi-février.
La condition physique du natif d’Ouzbékistan doit clairement s’améliorer si, comme il l’avait déclaré auparavant, il compte affronter un autre junior-moyen de premier plan lors de son prochain combat.
Madrimov, 30 ans, combattait pour la première fois depuis sa défaite par décision unanime face au champion intérimaire WBC des super-welters, Vergil Ortiz, le 22 février à Riyad, en Arabie Saoudite.
Madrimov avait subi des interventions chirurgicales après cette défaite pour réparer un déchirure du labrum à l’épaule gauche et un ménisque déchiré au genou gauche. Il souffrait également des effets de la bronchite respiratoire et de la pneumonie lors de ce combat.
Madrimov se sentait en bien meilleure santé samedi soir, même si cela ne s’est pas forcément reflété dans sa prestation peu inspirée.
Le Dominicain Salazar, 32 ans, s’était auparavant incliné par KO au huitième round face à Kevin Johnson lors de leur combat chez les super-légers en mai 2021.
Omari Jones porte son bilan à 5-0
Avant la victoire de Madrimov, le prometteur Américain Omari Jones a infligé à Jerome Baxter sa première défaite professionnelle.
Jones, 23 ans, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 2024 et originaire d’Orlando, s’est déplacé avec fluidité et a une nouvelle fois fait preuve de sang-froid en décortiquant le jeu de Baxter (7-1, 3 KOs), de Pittsburgh, grâce à des droites par-dessus, des crochets du gauche et des jabs. Jones (5-0, 4 KOs) est allé à la distance pour la première fois de sa carrière, mais il s’est montré très convaincant en remportant leur combat chez les super-welters sur le score unanime de 60-53, selon les juges Tim Cheatham, John McCarthy et Steve Weisfeld.
Un crochet du gauche de Jones a sérieusement ébranlé Baxter environ 55 secondes après le début du combat. Jones a tenté de conclure, mais Baxter est parvenu à récupérer, du moins temporairement.
Le jab de Jones a ensuite envoyé Baxter au tapis à 50 secondes de la fin du premier round. Baxter s’est relevé une nouvelle fois et a réussi à atteindre le deuxième round.
Jones n’a plus fait chuter Baxter par la suite, mais il l’a clairement secoué à plusieurs reprises au cours des cinq rounds suivants.
Zaquin Moses reste invaincu
Chez les super-plumes, le jeune espoir Zaquin Moses a largement dominé Leandro Medina et s’est imposé par décision unanime lors du combat en six rounds disputé avant la victoire de Jones.
Moses, cousin de Shakur Stevenson, a envoyé le courageux Argentin au tapis au quatrième round et a ensuite déroulé pour signer un score parfait sur les cartes des juges Kermit Bayless, Max De Luca et Lisa Giampa, tous trois donnant 60-53 en sa faveur. Moses, gaucher de 20 ans originaire de Newark, dans le New Jersey, affiche désormais un bilan de 6-0 (3 KOs).
Plus grand, plus rapide et plus précis, Moses a constamment touché Medina (7-3-1, 4 KOs) à la tête comme au corps, sans jamais être réellement inquiété par la pression constante de son adversaire.
Un crochet du droit de Moses a envoyé Medina au sol 25 secondes après le début du quatrième round. Medina, qui avait été arrêté au deuxième round par Deric Davis (9-0, 9 KOs) deux combats avant d’affronter Moses, s’est relevé rapidement et est resté debout jusqu’au terme de ce combat à sens unique.
Keith Idec est rédacteur en chef adjoint et chroniqueur pour The Ring. Il est joignable sur X : @idecboxing.