Comme beaucoup,
Zak Miller s’attendait à voir Nathaniel Collins livrer la meilleure performance de sa carrière et s’imposer comme la nouvelle étoile de la boxe écossaise grâce à une victoire marquante face à Cristobal Lorente en octobre.
Son ancien adversaire, devenu partenaire régulier de sparring, a parfaitement maîtrisé les cinq premiers rounds, mais sans pour autant « faire le travail ».
Collins a finalement dû se contenter d’un match nul face au détenteur de la ceinture européenne lors du combat principal du 4 octobre à la Braehead Arena.
Comme l’a révélé The Ring le mois dernier,
les deux hommes devraient se retrouver au deuxième trimestre de l’année 2026, dans l’espoir d’y voir plus clair au sommet de la catégorie des poids plumes.
Bruce Carrington affrontera Carlos Castro lors de la soirée « Ring 6 » à la fin du mois, pour la ceinture WBC laissée vacante par Stephen Fulton après sa prestation terne contre O’Shaquie Foster le 6 décembre.
De son côté, Nick Ball défendra pour la quatrième fois son titre WBA le 7 février face à Brandon Figueroa (26-2-1, 19 KO), ancien adversaire de Fulton. Le champion IBF Angelo Leo, lui, attend des nouvelles après que le nouveau challenger obligatoire, Ra’eese Aleem, a bouleversé les plans initiaux.
Même situation pour le champion WBO Rafael Espinoza (28-0, 24 KO), toujours dans l’attente de son prochain combat après
avoir dominé Arnold Khegai lors de son retour triomphal à domicile le 15 novembre.
Si les discussions autour d’unification des titres restent pour l’instant au stade de paroles entre contemporains, la réussite britannique constante dans la catégorie au cours de la dernière décennie nourrit déjà de nombreuses attentes quant à l’avenir.
Voici désormais Zak Miller (17-1, 3 KO), à peine plus de deux semaines après un combat capital, à quitte ou double, face à un autre nouveau venu de la catégorie : Liam Davies.
Il semble encore récent que Davies (17-1, 8 KO) balayait la catégorie des super-coqs sur son passage, allant jusqu’à interpeller Naoya Inoue pour une chance d’unifier tous les titres face au numéro 2 pound-for-pound du classement The Ring.
« Quand on parle de niveau mondial, il suffit de regarder ce qui se passe en Grande-Bretagne : Ball, Collins, moi, Davies… On ne sait jamais à quel point on est proche. Avec une ou deux victoires de plus, tout peut arriver très vite. Il faut donc rester prêt, mentalement comme physiquement », confie Miller à
The Ring.
Collins appelait récemment Nick Ball pour un affrontement 100 % britannique avec une ceinture mondiale en jeu. Si le boxeur de Liverpool préférerait éviter ce scénario pour viser le vainqueur du duel Carrington-Castro — à condition de battre Figueroa — cette hypothèse a néanmoins fait réfléchir plus d’un observateur.
« Ce que Collins a accompli est remarquable, surtout après la blessure dramatique qu’il a subie [une torsion intestinale ayant nécessité une opération vitale] », a déclaré Miller. « Pour ce qui est d’étudier mes futurs adversaires, je laisse ça à mon équipe. Moi, je me concentre sur moi-même. Je dois être égoïste dans le bon sens du terme et continuer à progresser. Si je suis dans la meilleure forme possible et parfaitement prêt, tout ira bien le soir du combat. »
Concernant son rôle de consultant, qu’il a endossé durant la semaine du combat Collins-Lorente ainsi qu’à plusieurs reprises l’an dernier, Miller y voit une opportunité rare d’accéder à des coulisses que peu d’observateurs peuvent réellement apprécier — même brièvement.
« J’aime beaucoup ça, explique-t-il. Ça développe ton image, on te voit davantage, et c’est une piste à envisager pour l’après-carrière. Si tu sais de quoi tu parles, tu peux apporter au public un éclairage différent, qu’il ne perçoit pas toujours. Les gens te font confiance parce que tu es passé par là, que tu l’as vécu. »